De vous à moi et vice-versa

22. juin, 2021

Si chacun peut avoir sa propre analyse du "monde d'après", il est un constat impossible à nier : la crise sanitaire nous a fait basculer de plain pied dans cette fameuse "3e révolution industrielle", celle de la communication internet.

Les générations les plus jeunes y sont nées "dedans", mais les plus anciennes y entraient peu à peu, comme on entre dans une eau un peu fraîche... Las ! le Covid, mauvais farceur sur toute la ligne, est venu pousser dans le dos !...

Force est de constater, aujourd'hui, que la vitrine commerciale internet est devenue indispensable. Je me dois donc de transformer ce site pour le rendre plus intelligible, commercialement parlant : c'était un blog qui présentait succintement mon activité professionnelle. Ce sera désormais un site dont la partie "blog" sera plus en retrait, par rapport à la partie commerciale...

Référencement internet oblige, je m'y résigne après avoir fait ce constat absurde... : Le compteur de ce site enregistre bientôt 80 000 visites... Malgré ce joli chiffre, si l'on essaie de chercher "vélo taxi Lyon" sur le moteur de recherche Google, on ne me trouve pas ! En effet, il ne respecte pas certains critères exigés par l'algorithme de Google.

Avant la crise, cela n'empêchait pas de travailler. Aujourd'hui, il faut se rendre à l'évidence : c'est devenu indispensable

Je vais donc modifier le plan général, pour mieux présenter les différentes activités professionnelles que mon outil de travail me permet d'exercer, et c'est déjà commencé. Je me hâte de préciser que les articles de blog restent accessibles, dans la rubrique qui s'appelle désormais "Le blog". Aucun n'a été supprimé. Je m'excuse également pour ce long silence. J'ai des idées d'article en retard dans mes tiroirs. Mais la période n'est pas simple, comme pour tout un chacun : Il faut aujourd'hui se démener beaucoup plus pour faire entrer moins d'argent dans les caisses... Ce qui laisse, malheureusement, moins de temps pour les recherches et les articles, car ils ne sont qu'un aspect annexe du travail...

 

Je vous laisse découvrir cette nouvelle arborescence (qui n'est pas achevée à ce jour).

 

Amicalement !

 

 

Marc

 

18. févr., 2021

 

 

J’ai lu un article qui mérite une réponse. Et dans ce cas précis, je ne vois pas mieux que de présenter mon expérience personnelle !

 

Je pratique mon job de vélo taxi sous le statut d’auto entrepreneur. Un statut qui présente des avantages et des inconvénients, mais qui, au final, me convient plutôt bien. Et je dois avouer, en tant qu’ex salarié (parfois) et ex intérimaire(souvent), qu’il me fait vivre une expérience intéressante.

Cependant, comme beaucoup d’autres activités, j’ai subi la vague « Covid » de plein fouet. Après le premier confinement, l’activité n’est jamais vraiment repartie et l’été dernier, sans être désastreux, n’a pas été à la hauteur des précédents. Conclusion : un travail d’appoint était, pour continuer, probablement incontournable. 

Sentant le vent venir, je me suis rapidement inscrit chez Uber Eats, comme beaucoup d’autres.

Et effectivement, l’automne a montré que le chiffre seul du vélo taxi n’était pas suffisant pour payer les factures... la solution qui consiste à livrer des repas à domicile s’est révélée idéale.

  1. Elle préserve mon intégrité vis à vis de l’état ( il eut été simple de tordre un peu les comptes pour avoir droit au fonds de solidarité !...)
  2. Elle me permet de continuer mon travail principal. En effet, ce dernier est en dents de scie. Lorsque j’ai accompli une grosse journée et que le chiffre est suffisant, un contrat salarié m’obligerait à me rendre à mon job d’appoint malgré tout ! Tandis que cette formule me permet de gérer correctement la fatigue. 
  3. Elle me permet de ne pas empiéter sur mes valeurs : le vélo est un mode de transport sain, écolo et peu coûteux en frais. Je dois dire que je me sens physiquement en forme... Il suffit de passer d’un « 3 roues » à un « 2 roues » quand il le faut.
  4. Je ne quémande pas ma survie auprès d’un gouvernement avec lequel je ne me sens pas en phase. Je conserve mon indépendance (y compris vis à vis d’uber), qui est une autre de mes valeurs phares.

 

Bref, j’ai stabilisé ma situation en douceur, sans jeter ni mon vélo taxi, ni mes idéaux aux orties.

 

Et voilà que j’apprends dans le journal Marianne (journal que j’apprécie souvent, par ailleurs) que mes collègues et moi-même sommes, non pas des « livreurs à vélo » ni même des "coursiers" mais des « forçats », des « pauvres bougres » (cf les commentaires sous l’article paru sur Facebook), voire des « esclaves » !

Le raisonnement de Natacha Polony, auteure de l’éditorial a pour but de mettre en cause les bénéfices engrangés par cette plateforme. 

 

Soit.

 

Certes, Ce système n’est pas parfait et Coluche aurait pu dire d’Uber « qu’ils sont arrivés premiers dans un concours de circonstances. »

Certes, les restaurateurs se voient amputer d’une commission de 30% (selon mes propres sources) sur leurs ventes.

Certes, le livreur ne réussit que s’il est bosseur.

Certes, la répartition des bénéfices est disproportionnée.

 

Mais la méthode pour le dénoncer est douteuse. Elle fait ressortir, au mieux un apitoiement mal venu, au pire une condescendance incroyable pour les livreurs.

 

Quand au client, c’est la sévérité qui lui est destinée en filigrane. 

Certes, on pourrait considérer qu’il y a de la paresse dans ce comportement. Mais ce serait oublier les nombreux cas où l’on se retrouve coincé, en raison du couvre feu. Ce serait oublier aussi que, même sans excuses valables, on peut être plongé dans une détresse psychologique due à la période traversée . Perso, quand je déprime, je n’ai pas forcément envie de faire le repas et la vaisselle... C’est Marianne (ce journal lui même !) qui souligne cette détresse dans cet article : https://www.marianne.net/societe/anxiete-depression-stress-l-onu-alerte-sur-les-detresses-psychologiques-post-confinement

 

Bref, ces qualificatifs dont on nous affuble sont aussi déplacés que si je disais que « Marianne » fait désormais dans un sorte de Trumpisme soft.

Je ne prétend pas parler pour tous mes confrères. En revanche, je suis sûr de ne pas être le seul à penser ainsi.

 

Il est vrai que le cœur de notre époque balance entre deux extrêmes : la victimisation et la culpabilisation. Dans l’art de passer de l’un à l’autre, certains excellent. Dans celui de la prétérition aussi.

 

Le misérabilisme n’est pas une méthode qui a fait ses preuves pour lutter contre le capitalisme débridé. Il est aujourd’hui utilisé à tour de bras, sans pour autant que les Bezos, Musk et compagnie ne renoncent à leur fortune démesurée, ni à leur folie des grandeur.

 

Quelle méthode utiliser, me direz vous ?

Je dois dire que je n’en connais pas. Pas plus que de système fiable et éprouvé qui pourrait remplacer ce système capitaliste défaillant.

Mais n’est ce pas le rôle des intellectuels que de travailler dessus ? Pourquoi demander ça à un travailleur considéré comme un forçat ?

 

 

 

11. janv., 2021

Aujourd'hui, j'ai envie de mettre mon grain d'sel (ma goutte de citron serait peut-être une expression plus appropriée) dans une affaire qui a fait, et fait encore, beaucoup de bruit.

 

 

 

J’ai été très intrigué (mais non pas surpris) de la polémique qui est née autour du professeur Raoult. Les débats qui revêtent cette ampleur sont légions. Une chose les caractérise : ils sont de nature politique. Scandales en tous genre, procès très médiatisés, etc.

 

 

Ce "débat" (ou faut-il dire "cette affaire" ?) n’échappe pas à la règle.

 

Le professeur Raoult est un grand médecin, bardé de diplômes. Il a peut-être eu une intuition avec ce médicament qu’il préconise. Et il a raison de se battre pour défendre son hypothèse.

Mais dans cette affaire, plusieurs choses sont gênantes.

 

Il y a d’abord ceux qui le suivent aveuglément. A les entendre, le problème est résolu : l’hydroxychloroquine est le remède miracle, il n’y a qu’à l’appliquer et basta ! Tous les autres chercheurs ne sont que des incapables ou des monstres avides de s’accaparer un marché très juteux. Pour certains, il est même l’homme de l’année !

Une chose tombe sous le sens : si certains sont devenus de tels aficionados, ce n’est pas parce que le remède est un succès total (il semblerait que ce ne soit pas tout a fait le cas). C’est l’attitude politique du personnage, en opposition avec le gouvernement et les lobbys qui a produit cet effet. Il faut reconnaître qu’il a du charisme et qu’il passe plutôt bien, médiatiquement parlant. Mais bien qu’il s’en défende, son discours est politique et il se présente, finalement, comme un leader « d’opposition ».

Cependant, il parle beaucoup trop. De ce fait, il se contredit, fait de fausses prédictions… Quand on sait, de surcroît, qu’il est climato-sceptique...

 

Que les choses soient claires : d’un point de vue purement subjectif et vue globalement, la gestion de la crise par le gouvernement a été catastrophique. Manque d’anticipation, manque de moyens, fiascos des opérations, discours et décisions incohérentes, et j’en passe… A la décharge de nos gouvernants, il faut gérer une situation inédite et ils ne sont pas les seuls à s'être fait "déborder" par la crise sanitaire.

 

Au fond, le personnage Raoult est symptomatique d’un autre mal. Beaucoup plus profond et, justement, très politique. Celui de la crise qui perdure entre le peuple et les castes dirigeantes. Elle ne date pas d’hier, Jacques Chirac l’appelait « la fracture sociale ». Un constat qui semble presque banal et qui prend, parfois, des allures de guerre de tranchées… : 18 mois de gilets jaunes, bel exemple de tranchées modernes et politiques !

 

 

Quoi qu’il en soit, et pour en revenir au sujet de la santé, il est toujours préférable de prévenir, pour éviter d’avoir à guérir. La meilleure méthode étant d’adopter (outre les gestes protecteurs) une hygiène de vie adéquate à sa constitution, et une alimentation saine et équilibrée.

Pas toujours facile, lorsque l’on est contraint au confinement. Beaucoup ont malheureusement pris du poids (j’en fais partie…) Mais justement ! Le surpoids étant un facteur de risque, une étude espagnole récente pourrait s’avérer intéressante à tous ceux qui ne l’ont pas encore attrapé.

 

Retrouvez ici le lien vers la page internet qui en parle. On soupçonnait déjà la vitamine D d’avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire. Il semblerait, dès lors, que le zinc puisse jouer son rôle également. Attention, il n’évite pas d’attraper le virus ! En revanche, l’étude porte sur le taux de zinc chez les patients atteints : une carence est relevée chez les personnes décédées, tandis que ceux qui en guérissent correctement présentent un taux suffisant.

Cet oligo-élément, qui joue un rôle protecteur pour la peau, les cheveux (entre autres bienfaits) est présent dans les fruits de mer, et en quantité dans les huîtres ! Il est présent également dans les abats. Il est à noter, au passage, (voir ici) que les protéines animales sont nécessaires à son assimilation par l’organisme : tout comme le soleil le fait pour la vitamine D.

Par conséquent, s’il faut manger des huîtres, des fruits de mer et des abats pour lutter contre le virus, je veux bien être cobaye ! Et, en admettant que les chercheurs se soient trompés, il y aura la consolation d’avoir profité de bons plats, avant d’avoir été terrassé !

 

 

 

16. août, 2020

C'est un très grand plaisir de constater que le site a dépassé les 50 000 visites. Merci à vous tous de cet intérêt que vous lui portez !

Il s'est enrichit récemment de quelques articles, mais la période d'après Covid n'est pas simple. Il m'a donc fallu suivre le bon vieux principe d'Einstein, qui disait (sauf erreur de ma part) que "la vie, c'est comme la bicyclette : si on n'avance pas, on tombe."

J'ai donc choisi d'avancer en proposant plus de visites guidées et en utilisant la réservation internet. La ville de Lyon permet beaucoup de sujets, mais la gastronomie y est incontournable. La prochaine étape devrait être, à court ou moyen terme, un parcours des églises les plus fameuses : il y a aussi beaucoup à dire sur ce sujet.

En attendant, Le chef MOF Joseph Viola m'a fait le privilège et l'honneur de m'accueillir dans un partenariat pour faire les dégustations d'un parcours qui mènera des Halles de l'Hôtel Dieu jusqu'aux Halles Paul Bocuse, en passant par une foule d'endroit emblêmatiques.

Le travail est accompli : la plateforme de réservation est accessible à plusieurs endroits du site. Pour les gourmets, je rappelle le lien ici :

https://www.ledauphain.bookme.nc/fr/accueil

N'hésitez pas à l'ouvrir et à le visiter !

17. mai, 2020

Le billet précédent aborde un sujet tellement vaste, que j’ai ressenti la nécessité de rebondir dessus. Au fond, si on ramène à l’essentiel, il s’agit du futur, qui est forcément un sujet d’inquiétude, de débat et de polémique. J’ai essayé de le faire sentir avec cette conclusion, sans doute un peu trop hâtive. A ma décharge, je dois dire que ce n’est pas ma spécialité : un historien a plutôt tendance à regarder en arrière qu’en avant.

 

Cela dit, l’histoire doit aussi servir d’enseignement pour le futur, dans la mesure du possible. Même si on sait qu’il est très rare qu’elle se répète, elle contient toujours des éléments qui peuvent être instructifs pour l’avenir.

 

Etienne Klein possède une maestria pour mettre ces éléments en exergue. Est-il encore nécessaire de le présenter ? Il est physicien, Docteur en philosophie des sciences, expert en physique des particules… Il est aussi un conférencier et un vulgarisateur hors pair : ses discours sont toujours au coeur du sujet, tout en restant parfaitement accessible.

 

Aujourd’hui, je vais donc servir de relai et m’effacer devant lui pour aborder le sujet du futur, car il le fait bien mieux que moi. La vidéo que je propose est une de ses conférences, datée de 2017. Il y soulève nombre de questions fondamentales, voire cruciales. Au point que je crois bon de la porter à la connaissance des lecteurs de ce blog.

 

Si vous avez été intéressé par mon billet intitulé De la science au complotisme délirant (octobre 2017, un peu plus bas dans cette même rubrique), vous le serez forcément par le contenu de cette conférence.

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche, il introduit sa conférence en faisant un constat : celui qu’entre 2007 et 2012, un mot a complètement disparu de la campagne électorale. Le mot "progrès". En 2007, il a été prononcé par tous les candidats, qui le revendiquaient de façon plus ou moins forte. En 2012, il a totalement disparu des discours et a été remplacé par le mot « innovation ».

Or, ces deux mots n’ont pas le même sens...

 

Pour regarder la vidéo, cliquer ici

 

 

(crédit photo : wikipedia)