16. déc., 2018

Taxiguide et gilets jaunes

Cher ami lecteur,

 

Je me dis souvent que ce blog doit donner l’impression que le Dauph’Ain est en sommeil. Il n’en est rien et c’est même tout le contraire. Je profite d’un bref répit au milieu de l’effervescence pour faire le point sur l’évolution des choses avec vous. La fin de l’année est toute indiquée pour faire un bref compte-rendu des derniers événements.

Au mois de juin dernier, je me lançais dans une activité de service à vocation commerciale (il faut bien vivre…) J’en ai déjà fait la promotion sur ce blog : il s’agit, à l’aide d’un triporteur électrique, de faire du transport de personnes en proposant deux services distincts : des trajets de taxi et des visites guidées.

Depuis lors, et c’est très récent, j’ai acheté mon propre vélo-taxi et suis totalement indépendant : auparavant, bien qu’ayant un numéro de Siret, j’étais rattaché à la société Cyclopolitain par le fait qu’elle louait les triporteurs et chapeautait l’activité. Cette société a décidé de cesser la location pour se consacrer uniquement à la fabrication et à la vente de ces véhicules. S’il fut agréable de travailler en collaboration avec elle, il n’en a pas moins fallu tourner la page et prendre en charge ce dont elle s’occupait auparavant.

Je passe sur les détails, mais ce qui devient compliqué, ce sont les appellations. Cette activité se déroule exclusivement sur Lyon. Or, si je lui donne le nom de « Dauph’Ain » cela va présenter un double inconvénient : ne pas évoquer le service en lui-même et ne pas « interpeller » les lyonnais. Même voisin, le département de l’Ain reste, aux yeux des lyonnais, lointain et en-dehors de leurs préoccupations quotidiennes. Le Dauph’Ain n’ayant pas l’ambition de se limiter à cette seule activité (même si c’est la principale actuellement), j’ai donc décidé de choisir un nom différent pour ce service spécifique, qui s’appellera « Taxiguide urbain ». Pour l’heure, je travaille sur le logo, les cartes de visite, etc.

Dès lors, le défaut qui apparaît est l’accumulation de noms, propre à désorienter le lecteur : l’adresse web (« audamaric »), le nom du blog et de l’entreprise (« le Dauph’Ain »), le nom du service lyonnais (« Taxiguide urbain »). C’est une raison de plus de modifier l’adresse du blog, chose déjà évoquée en page d’accueil et j’espère pouvoir le faire au plus vite.

Prochainement, une page sera probablement consacrée à Taxiguide urbain dans ce blog, sur facebook et peut-être même un site spécifique. Si l’on ajoute les formalités d’assurance, la recherche d’un garage, la prise en charge de la maintenance du véhicule, le travail en lui-même (et j’en passe…), vous conviendrez que j’ai de quoi m’occuper. Cependant, je ne souhaite pas m'en plaindre, car c’est une aventure passionnante.

 

Je profite de ce billet pour dresser un rapide bilan de l’année 2018. Il découle des paragraphes précédents qu’il est satisfaisant, a fortiori si l’on ajoute la bonne fréquentation du blog et les différents sujets qui ont été traités à travers ses pages.

Un bémol à ce satisfecit peut être mis sur le fait que les objectifs fixés, n’ont pas été atteints : plusieurs sujets n’ont pas encore fait l’objet d’un article comme je le souhaitais. On peut ajouter que cette « prise d’indépendance » se fait sur un fond de contestation sociale accentuée. Ce n’est pas le meilleur contexte pour démarrer sainement mais il n’y a guère le choix.

 

Pendant que j’y suis, un petit mot sur le mouvement des gilets jaunes. J’ai personnellement été déçu par le motif qui en est à l’origine. Il est impossible de se préoccuper d’environnement et de s’opposer en même temps à une hausse des carburants fossiles. Cependant, il y a des bonnes surprises : il a été possible de constater, très rapidement, que c’était l’arbre qui cachait la forêt en matière de contestation. La forte participation, la persévérance, en sont d’autres. De plus, rien n’est encore terminé. Le gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure du mécontentement, mais les gilets jaunes sont-ils audibles sans être structurés ? C’est sans doute à la fois leur force et leur faiblesse : le peuple a décidé de s’affranchir de toute structure pour exprimer sa colère. Mais de cette manière, trop de voix la représentent et elles s’annulent les unes les autres, se marchant dessus, se contredisant sans aucune logique. Les syndicats sont conçus pour utiliser les phénomènes de masse comme celui-ci, dans le but de négocier ! Comment négocier sans représentants légitimes (et donc élus) ? En s’affranchissant d’eux, il ne reste que les foules qui défilent, les actes efficaces et ceux qui le sont moins, ainsi que les perturbateurs de tous poils et les violences associées. Cependant, il serait hypocrite de dénoncer le vandalisme et la violence sans dénoncer celle, psychologique, dont le gouvernement a trop souvent pris l’habitude de faire preuve, à travers ses discours et ses décisions.

 

MB