11. janv., 2021

Mangez des huîtres !

Aujourd'hui, j'ai envie de mettre mon grain d'sel (ma goutte de citron serait peut-être une expression plus appropriée) dans une affaire qui a fait, et fait encore, beaucoup de bruit.

 

 

 

J’ai été très intrigué (mais non pas surpris) de la polémique qui est née autour du professeur Raoult. Les débats qui revêtent cette ampleur sont légions. Une chose les caractérise : ils sont de nature politique. Scandales en tous genre, procès très médiatisés, etc.

 

 

Ce "débat" (ou faut-il dire "cette affaire" ?) n’échappe pas à la règle.

 

Le professeur Raoult est un grand médecin, bardé de diplômes. Il a peut-être eu une intuition avec ce médicament qu’il préconise. Et il a raison de se battre pour défendre son hypothèse.

Mais dans cette affaire, plusieurs choses sont gênantes.

 

Il y a d’abord ceux qui le suivent aveuglément. A les entendre, le problème est résolu : l’hydroxychloroquine est le remède miracle, il n’y a qu’à l’appliquer et basta ! Tous les autres chercheurs ne sont que des incapables ou des monstres avides de s’accaparer un marché très juteux. Pour certains, il est même l’homme de l’année !

Une chose tombe sous le sens : si certains sont devenus de tels aficionados, ce n’est pas parce que le remède est un succès total (il semblerait que ce ne soit pas tout a fait le cas). C’est l’attitude politique du personnage, en opposition avec le gouvernement et les lobbys qui a produit cet effet. Il faut reconnaître qu’il a du charisme et qu’il passe plutôt bien, médiatiquement parlant. Mais bien qu’il s’en défende, son discours est politique et il se présente, finalement, comme un leader « d’opposition ».

Cependant, il parle beaucoup trop. De ce fait, il se contredit, fait de fausses prédictions… Quand on sait, de surcroît, qu’il est climato-sceptique...

 

Que les choses soient claires : d’un point de vue purement subjectif et vue globalement, la gestion de la crise par le gouvernement a été catastrophique. Manque d’anticipation, manque de moyens, fiascos des opérations, discours et décisions incohérentes, et j’en passe… A la décharge de nos gouvernants, il faut gérer une situation inédite et ils ne sont pas les seuls à s'être fait "déborder" par la crise sanitaire.

 

Au fond, le personnage Raoult est symptomatique d’un autre mal. Beaucoup plus profond et, justement, très politique. Celui de la crise qui perdure entre le peuple et les castes dirigeantes. Elle ne date pas d’hier, Jacques Chirac l’appelait « la fracture sociale ». Un constat qui semble presque banal et qui prend, parfois, des allures de guerre de tranchées… : 18 mois de gilets jaunes, bel exemple de tranchées modernes et politiques !

 

 

Quoi qu’il en soit, et pour en revenir au sujet de la santé, il est toujours préférable de prévenir, pour éviter d’avoir à guérir. La meilleure méthode étant d’adopter (outre les gestes protecteurs) une hygiène de vie adéquate à sa constitution, et une alimentation saine et équilibrée.

Pas toujours facile, lorsque l’on est contraint au confinement. Beaucoup ont malheureusement pris du poids (j’en fais partie…) Mais justement ! Le surpoids étant un facteur de risque, une étude espagnole récente pourrait s’avérer intéressante à tous ceux qui ne l’ont pas encore attrapé.

 

Retrouvez ici le lien vers la page internet qui en parle. On soupçonnait déjà la vitamine D d’avoir des effets bénéfiques sur le système immunitaire. Il semblerait, dès lors, que le zinc puisse jouer son rôle également. Attention, il n’évite pas d’attraper le virus ! En revanche, l’étude porte sur le taux de zinc chez les patients atteints : une carence est relevée chez les personnes décédées, tandis que ceux qui en guérissent correctement présentent un taux suffisant.

Cet oligo-élément, qui joue un rôle protecteur pour la peau, les cheveux (entre autres bienfaits) est présent dans les fruits de mer, et en quantité dans les huîtres ! Il est présent également dans les abats. Il est à noter, au passage, (voir ici) que les protéines animales sont nécessaires à son assimilation par l’organisme : tout comme le soleil le fait pour la vitamine D.

Par conséquent, s’il faut manger des huîtres, des fruits de mer et des abats pour lutter contre le virus, je veux bien être cobaye ! Et, en admettant que les chercheurs se soient trompés, il y aura la consolation d’avoir profité de bons plats, avant d’avoir été terrassé !